Jouons collectif

 

jouons collectif

Pendant un entrainement sportif il n’est pas rare d’entendre le coach lancer à son équipe : « jouez collectif ! ».

Et qu’en est-il dans les entreprises ? Je rencontre régulièrement des salariés qui se plaignent que le collectif n’existe plus dans leur entreprise. Comment passer de l’individuel au collectif ? L’injonction « jouez collectif » suffit-elle ?

Les processus de coordination et surtout les processus de coopération permettent le passage du travail individuel au travail collectif.

  • La coordination correspond à l’articulation des activités : elle est du côté du prescrit, de l’organigramme.
  • La coopération se construit, elle n’est pas là à priori. Elle ne peut pas répondre à une injonction.

La coopération est indispensable pour passer de l’individuel au collectif. Mais elle ne va pas de soi.

Quelles sont les conditions qui favorisent le développement de la coopération ?

1- La coopération est possible à partir du moment où chacun arrive à comprendre, à connaitre ce que fait l’autre au-delà du prescrit (=fiche de poste).  Pas si simple !          En effet, il est difficile de mettre en mot « ce que l’on fait pour arriver à réaliser son activité ». Et travailler… c’est bricoler, c’est tricher.

Eh oui ! Pour résoudre des problèmes, chacun est amené à  inventer des trucs et astuces. On les garde pour soi car on triche peut-être avec la norme et il peut être difficile de dire que l’on bricole. Pour parler de son travail réel il faut donc être en confiance. La confiance n’est pas présente à priori et ne se prescrit pas ; elle se construit et se déconstruit.

2- Construire des règles collectives pour faire face à l’imprévu de l’activité de travail.

Partager les mêmes règles de travail favorise la confiance.

3 – Avoir des espaces et des temps d’échange sur l’activité de travail :

  • formels (réunion de travail, ..)
  • et informels (machine à café, couloir,..)

4- Arbitrer  de ce qui peut être fait ou non, sur des conflits d’objectifs entre collaborateurs,……C’est le rôle du manager

5-Savoir renoncer : coopérer demande de revoir ses représentations.… c’est de la responsabilité de chacun !

En conclusion, la coopération est un construit qui implique dépendance et solidarité vis-à-vis d’un groupe.

Le collectif de travail où existe la coopération est un lieu ressource pour chacun :

  • Pouvoir se référer à l’avis de ses pairs pour répondre à l’inattendu inhérent à l’activité de travail
  • «Eviter d’errer tout seul devant l’étendue des bêtises possibles ». (Darré)

Sylvie Fourot  

GOELAN

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