Les Co- ça ose tout

CO

Vous avez remarquez comme les choses évoluent ?

Après un monde basé sur des repères individualistes, nous convergeons vers une société complètement  « CO ».

Se déplacer, travailler, habiter… tout se co !

Cela nous invite à nous regarder différemment, à voir en l’autre une partie de la solution à ce que nous faisons ou voulons faire.

Dans un monde Co-nnecté les choses sont plus faciles. Une idée est très vite reprise, diffusée, capitalisée. Tout nous invite à collaborer, coworker, cohabiter, co-traiter…

Notre regard et nos rapports sont ainsi changés. Nous ne voyons plus notre déplacement sous le seul angle du point A au point B mais bien comme une possibilité de faire des économies,  des rencontres, de l’écologie…

L’espace de co-working nous est présenté comme un lieu favorisant l’émergence de nouvelles façons de travailler, d’entreprendre, d’innover.

Le manager ne commande plus, il fait émerger des collaborations en cohérence avec ces nouveaux codes. D’ailleurs la collaboration n’est plus une politique de coopération avec  « un ennemi », mais bien la possibilité de s’enrichir de son prochain pour co-construire, co-élaborer…

Les décisions sont de plus en plus collégiales, adieu la coercition !

Pas la peine de passer en mode commando, inutile de cogner, les cols blancs se convertissent au collectif ! Aujourd’hui, on peut tester, éprouver, co-construire… bref oser !

Alors oui, les CO ça ose tout… c’est même à ça qu’on les reconnaît !

Frédéric Caudan- 6eme sens RH

Prélèvement à la source , une action pédagogie à anticiper !

photo prélèvement à la source

Entre la Loi Travail, la pénibilité, la déclaration sociale nominative (DSN), le compte personnel d’activité (CPA), la clarification du bulletin de paie, et maintenant le prélèvement  à la source,  la complexité est monumentale pour les employeurs, les gestionnaires de Paie, les experts comptables ……. Chacun est sur ses gardes face aux incertitudes….

Face à ce changement culturel, les employeurs, les responsables Ressources Humaines, les gestionnaires de paie et les experts-comptables devront se doter, dès janvier 2018, d’une bonne pédagogie pour décrypter la baisse naturelle et mécanique du salaire net, pour justifier les écarts de rémunération entre deux postes à responsabilités comparables au sein d’une même structure….

Pour les services en charge de la Paie, l’actualisation des données selon les changements de situation (mariage, naissance, divorce…) représente une tâche supplémentaire….

A partir du 1er janvier 2018, la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, sera matérialisée sur le bulletin de paie : Une ligne supplémentaire à expliquer !

Certains pointent du doigt des revendications de certains salariés qui pourraient naître à partir de 2018 : « Pourquoi vous m’appliquez ce taux, je viens de divorcer ? ».

De plus, les augmentations collectives ou individuelles n’auront pas la même incidence sur la rémunération ET la Motivation !

Cette retenue à la source impose une grande action de pédagogie !

Nous sommes face à une transformation du métier de Gestionnaire de Paie. Souvent vus comme des « rois de la Saisie », ils mutent sur des profils d’Experts Communiquant !

Il est donc nécessaire de bien préparer et anticiper le changement !

Jean-Roch GIRARDIN

MG Solutions RH/ Groupe GMG

Jouons collectif

 

jouons collectif

Pendant un entrainement sportif il n’est pas rare d’entendre le coach lancer à son équipe : « jouez collectif ! ».

Et qu’en est-il dans les entreprises ? Je rencontre régulièrement des salariés qui se plaignent que le collectif n’existe plus dans leur entreprise. Comment passer de l’individuel au collectif ? L’injonction « jouez collectif » suffit-elle ?

Les processus de coordination et surtout les processus de coopération permettent le passage du travail individuel au travail collectif.

  • La coordination correspond à l’articulation des activités : elle est du côté du prescrit, de l’organigramme.
  • La coopération se construit, elle n’est pas là à priori. Elle ne peut pas répondre à une injonction.

La coopération est indispensable pour passer de l’individuel au collectif. Mais elle ne va pas de soi.

Quelles sont les conditions qui favorisent le développement de la coopération ?

1- La coopération est possible à partir du moment où chacun arrive à comprendre, à connaitre ce que fait l’autre au-delà du prescrit (=fiche de poste).  Pas si simple !          En effet, il est difficile de mettre en mot « ce que l’on fait pour arriver à réaliser son activité ». Et travailler… c’est bricoler, c’est tricher.

Eh oui ! Pour résoudre des problèmes, chacun est amené à  inventer des trucs et astuces. On les garde pour soi car on triche peut-être avec la norme et il peut être difficile de dire que l’on bricole. Pour parler de son travail réel il faut donc être en confiance. La confiance n’est pas présente à priori et ne se prescrit pas ; elle se construit et se déconstruit.

2- Construire des règles collectives pour faire face à l’imprévu de l’activité de travail.

Partager les mêmes règles de travail favorise la confiance.

3 – Avoir des espaces et des temps d’échange sur l’activité de travail :

  • formels (réunion de travail, ..)
  • et informels (machine à café, couloir,..)

4- Arbitrer  de ce qui peut être fait ou non, sur des conflits d’objectifs entre collaborateurs,……C’est le rôle du manager

5-Savoir renoncer : coopérer demande de revoir ses représentations.… c’est de la responsabilité de chacun !

En conclusion, la coopération est un construit qui implique dépendance et solidarité vis-à-vis d’un groupe.

Le collectif de travail où existe la coopération est un lieu ressource pour chacun :

  • Pouvoir se référer à l’avis de ses pairs pour répondre à l’inattendu inhérent à l’activité de travail
  • «Eviter d’errer tout seul devant l’étendue des bêtises possibles ». (Darré)

Sylvie Fourot  

GOELAN