Télétravail, les nouvelles recommandations issues de la concertation des partenaires sociaux.

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En application de l’article 57 de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dite Loi Travail, une concertation entre partenaires sociaux s’est déroulée de janvier 2017 à mai 2017.

Pendant plusieurs mois, les partenaires sociaux ont pu analyser les accords de branche ou d’entreprises ayant mis en place le télétravail. Leur diagnostic fait apparaître des points de vigilance décrits ci-après.

 L’élément de réussite du télétravail est la confiance partagée :

  • Confiance dans le salarié qui ne travaille pas dans les locaux de l’entreprise, mais à distance,
  • Confiance dans le management qui l’organise et le supervise,
  • Confiance dans l’entreprise qui a recours à ce type d’organisation du travail.

La confiance étant le mot-clé, les accords rappellent le plus souvent :

  • La règle du double volontariat, essentielle à la réussite du télétravail, avec le plus souvent une période probatoire pour vérifier que le télétravail fonctionne,
  • L’éligibilité de certains postes au télétravail, mais pas de tous, avec un enjeu important en matière de maintien dans l’emploi de salariés handicapés ou dont l’état de santé ne permet plus d’accomplir le travail dans les locaux de l’entreprise,
  • La réversibilité, couplée avec une période d’adaptation et une durée limitée (le plus souvent un an),
  • Les lieux de télétravail, le plus souvent au domicile du salarié, mais aussi dans de nouveaux lieux émergents comme les télécentres et les espaces de coworking,
  • La prise en charge des coûts par l’entreprise, avec le souhait de tendre vers une évaluation forfaitaire et non plus au réel, trop contraignante,
  • La santé et la sécurité, avec la possibilité pour l’employeur, les représentants du personnels et les autorités administratives de se rendre au domicile du salarié pour vérifier que toutes les règles liées à la santé et à la sécurité sont bien respectées, mais qui s’accommodent mal avec le respect de la vie privée,
  • L’organisation du travail, le plus souvent prévue avec une grande souplesse, avec la volonté de lutter contre l’isolement du salarié par rapport à la communauté de travail à laquelle il continue d’appartenir ; des réunions plus ou moins fréquentes sont prévues dans les locaux de l’entreprise pour rompre cet isolement,
  • La formation et le déroulement de carrière, pris en compte pour faciliter le télétravail (en formant les salariés concernés, mais également leur manager).

Même si les accords de branche et les accords d’entreprise analysés semblent contenir des clauses innovantes et de plus en plus adaptées à cette forme de travail, les partenaires sociaux ont relevé des points de vigilance portant sur :

  • La santé et la sécurité des télétravailleurs,
  • La notion d’accident du travail et d’accident de trajet,
  • La réversibilité du télétravail,
  • Les frais liés au télétravail à domicile,
  • L’organisation du temps de travail, plus particulièrement sur le décompte du temps de travail, sur la charge de travail, sur le droit à la déconnexion,
  • La protection des données personnelles,
  • La prise en compte de la multiplication des lieux de travail, à domicile, dans les transports, dans les télécentres, etc.,
  • L’impact sur l’encadrement de proximité et le rôle du manager.

Le chemin est encore long avant que les entreprises puissent avoir un cadre juridique adapté à ces nouvelles pratiques du travail en « Co », innovantes et en plein développement mais souvent décalées par rapport aux règles du code du travail, établies pour certaines il y a plusieurs décennies. Toutefois, les partenaires sociaux travaillent à concrétiser et sécuriser ces nouvelles pratiques.

Un premier guide en 10 questions sur le télétravail  a d’ores et déjà été publié par l’ANACT. Les entreprises trouveront dans ce guide des conseils utiles notamment en matière de santé et de sécurité pour les télétravailleurs. Ce guide est consultable et téléchargeable sur le site internet de l’ANACT.

Chrystelle Jeanvoine , Avocate , DSJ Chambéry

 

Les nouvelles technologies n’ont pas fini de bouleverser nos façons de travailler !

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Pendant des années, beaucoup ont prédit la disparition du bureau. La technologie mobile nous permettant de travailler n’importe où, à quoi sert un bureau ? Et pourtant, face à un monde de plus en plus complexe, les espaces de travail n’ont jamais été aussi importants. Le travail est une activité sociale et les employés ont besoin de lieux où se réunir pour résoudre les problèmes. Le bureau ne va pas disparaître. Il connaît une véritable renaissance et les espaces de travail deviennent fondamentalement différents.

Ce mouvement culturel est en train de redéfinir le lieu de travail en créant une expérience davantage centrée sur l’humain qui enrichit le bien-être émotionnel, cognitif et physique des individus. La renaissance du bureau se caractérise par la création de lieux porteurs de sensdes lieux où les employés se sentent bien mais, aussi, où ils travaillent bien, en mettant à profit les nouvelles technologies embarquées qui les aident à naviguer dans la complexité du travail. Et une catégorie est prête à franchir le cap : les cadres dirigeants.

 L’espace physique peut encourager la résilience, la flexibilité et l’engagement des employés. Il peut faciliter l’apprentissage, la performance et le bien-être. Mais il peut aussi isoler, renforcer les divisions et exacerber le stress. L’espace est le langage corporel d’une entreprise. C’est une façon de communiquer et d’encourager les comportements désirés.  En effet, les dirigeants n’ont peut-être pas toujours conscience du message que leurs espaces transmettent à l’entreprise, aux futurs employés, aux partenaires extérieurs, aux investisseurs et aux autres parties prenantes. Il est pourtant évident que, dans certaines entreprises, nous voyons une forte déconnexion entre les mots décrivant la culture désirée et le message transmis par les locaux.

Et vous, quel message envoie votre espace sur la façon dont vos dirigeants et votre entreprise fonctionnent ? Reflète-t-il le type d’entreprise que vous dirigez aujourd’hui ou celui que vous voulez construire ?

Natacha Bouyon -STEELCASE

Dealer Business Manager, Rhône-Alpes

Si vous êtes unis… personne ne tombe !

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Pour oser les CO, rester unis même à distance et transformer l’essai en réussite, invitons la Confiance !!!

La confiance va permettre aux chefs d’entreprise de regarder leurs confrères comme des partenaires et non comme des concurrents.

La confiance va permettre aux managers de lâcher le contrôle et d’accepter de laisser leurs collaborateurs travailler à distance.

La confiance en l’autre, en ses capacités, ses compétences, son honnêteté, est aussi une magnifique source de motivation.

A l’inverse, permettre de nouvelles formes de travail et de collaboration sans créer les conditions pour les vivre sereinement serait dommageable pour tous et bien sûr pour la performance de l’entreprise.

Isabelle Charvin nous invite à avoir Confiance en nous, c’est à partir de cette Confiance en nous que nous pourrons avoir COnfiance en l’autre et ainsi rejoindre les CO qui osent !

Corinne Lefèvre – Filamentis

Parlons de « Co », Parlons de sécurité, Parlons de la Co-activité !!

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Lorsqu’il y a plusieurs entreprises intervenant sur un chantier de construction neuve ou de réhabilitation, ou lors d’intervention sur site occupés, des règles spécifiques à la coordination de vos activités et à la prévention des risques de coactivité s’appliquent. Il est indispensable de les maîtriser.

Le travail en coactivité génère de nombreux risques. Les accidents y sont 5 fois plus nombreux !

Cas des chantiers de BTP et de génie civil :

Lorsque plusieurs entreprises ou travailleurs indépendants sont appelés à intervenir dans des opérations de bâtiment ou de génie civil, la mise en place d’un coordonnateur de sécurité et protection de la santé (SPS) est rendue obligatoire par le Code du travail. Le principal objectif est de prévenir les risques résultant de leurs interventions (simultanées ou successives) et de promouvoir l’utilisation des moyens communs.

Le Code du travail précise :

  • Les obligations du maître d’ouvrage (articles R. 4532-4 à R. 4532-10),
  • Les missions du coordonnateur SPS, les conditions et modalités d’exercice de ses missions, les compétences qu’il doit avoir et la formation nécessaire pour acquérir ces compétences (articles R. 4532-11 à R. 4532-37).

Le coordonnateur SPS exerce ses missions sous la responsabilité du maître d’ouvrage (article R. 4532-11). Un contrat précise le contenu de la mission confiée au coordonnateur, les moyens mis à sa disposition, l’autorité qui lui est confiée vis-à-vis des différents intervenants…

Les outils du coordonnateur SPS sont :

  • Plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé
  • Plan particulier de sécurité et de protection de la santé
  • Registre journal de la coordination
  • Inspection commune
  • Collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail
  • Dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage

Cas des opérations sur site occupé :

Le plan de prévention est obligatoire pour tous travaux dangereux effectués par une entreprise extérieure, lorsque dans un même lieu de travail, les travailleurs de plusieurs entreprises sont présents, les employeurs coopèrent à la mise en œuvre des dispositions relatives à la santé et à la sécurité au travail.

Le chef d’établissement assure la coordination générale des mesures de prévention qu’il prend et de celles que prennent l’ensemble des chefs des entreprises extérieures intervenant dans son établissement.

Il est procédé, préalablement à l’exécution de l’opération réalisée par une entreprise extérieure, à une inspection commune des lieux de travail, des installations qui s’y trouvent et des matériels éventuellement mis à disposition des entreprises extérieures

Au cours de l’inspection commune préalable, le chef d’établissement :

  1. Délimite le secteur de l’intervention des entreprises extérieures ;
  2. Matérialise les zones de ce secteur qui peuvent présenter des dangers pour les travailleurs ;
  3. Indique les voies de circulation que pourront emprunter ces travailleurs ainsi que les véhicules et engins de toute nature appartenant aux entreprises extérieures ;
  4. Définit les voies d’accès de ces travailleurs aux locaux et installations à l’usage des entreprises extérieures prévus à l’article R. 4513-8.

Le chef d’établissement communique aux chefs des entreprises extérieures ses consignes de sécurité applicables aux travailleurs chargés d’exécuter l’opération, y compris durant leurs déplacements.

Le plan de prévention est établi par écrit et arrêté avant le commencement des travaux.

Christophe Bourrel,

Securigestes

Les Co- ça ose tout

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Vous avez remarquez comme les choses évoluent ?

Après un monde basé sur des repères individualistes, nous convergeons vers une société complètement  « CO ».

Se déplacer, travailler, habiter… tout se co !

Cela nous invite à nous regarder différemment, à voir en l’autre une partie de la solution à ce que nous faisons ou voulons faire.

Dans un monde Co-nnecté les choses sont plus faciles. Une idée est très vite reprise, diffusée, capitalisée. Tout nous invite à collaborer, coworker, cohabiter, co-traiter…

Notre regard et nos rapports sont ainsi changés. Nous ne voyons plus notre déplacement sous le seul angle du point A au point B mais bien comme une possibilité de faire des économies,  des rencontres, de l’écologie…

L’espace de co-working nous est présenté comme un lieu favorisant l’émergence de nouvelles façons de travailler, d’entreprendre, d’innover.

Le manager ne commande plus, il fait émerger des collaborations en cohérence avec ces nouveaux codes. D’ailleurs la collaboration n’est plus une politique de coopération avec  « un ennemi », mais bien la possibilité de s’enrichir de son prochain pour co-construire, co-élaborer…

Les décisions sont de plus en plus collégiales, adieu la coercition !

Pas la peine de passer en mode commando, inutile de cogner, les cols blancs se convertissent au collectif ! Aujourd’hui, on peut tester, éprouver, co-construire… bref oser !

Alors oui, les CO ça ose tout… c’est même à ça qu’on les reconnaît !

Frédéric Caudan- 6eme sens RH

Prélèvement à la source , une action pédagogie à anticiper !

photo prélèvement à la source

Entre la Loi Travail, la pénibilité, la déclaration sociale nominative (DSN), le compte personnel d’activité (CPA), la clarification du bulletin de paie, et maintenant le prélèvement  à la source,  la complexité est monumentale pour les employeurs, les gestionnaires de Paie, les experts comptables ……. Chacun est sur ses gardes face aux incertitudes….

Face à ce changement culturel, les employeurs, les responsables Ressources Humaines, les gestionnaires de paie et les experts-comptables devront se doter, dès janvier 2018, d’une bonne pédagogie pour décrypter la baisse naturelle et mécanique du salaire net, pour justifier les écarts de rémunération entre deux postes à responsabilités comparables au sein d’une même structure….

Pour les services en charge de la Paie, l’actualisation des données selon les changements de situation (mariage, naissance, divorce…) représente une tâche supplémentaire….

A partir du 1er janvier 2018, la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, sera matérialisée sur le bulletin de paie : Une ligne supplémentaire à expliquer !

Certains pointent du doigt des revendications de certains salariés qui pourraient naître à partir de 2018 : « Pourquoi vous m’appliquez ce taux, je viens de divorcer ? ».

De plus, les augmentations collectives ou individuelles n’auront pas la même incidence sur la rémunération ET la Motivation !

Cette retenue à la source impose une grande action de pédagogie !

Nous sommes face à une transformation du métier de Gestionnaire de Paie. Souvent vus comme des « rois de la Saisie », ils mutent sur des profils d’Experts Communiquant !

Il est donc nécessaire de bien préparer et anticiper le changement !

Jean-Roch GIRARDIN

MG Solutions RH/ Groupe GMG

Jouons collectif

 

jouons collectif

Pendant un entrainement sportif il n’est pas rare d’entendre le coach lancer à son équipe : « jouez collectif ! ».

Et qu’en est-il dans les entreprises ? Je rencontre régulièrement des salariés qui se plaignent que le collectif n’existe plus dans leur entreprise. Comment passer de l’individuel au collectif ? L’injonction « jouez collectif » suffit-elle ?

Les processus de coordination et surtout les processus de coopération permettent le passage du travail individuel au travail collectif.

  • La coordination correspond à l’articulation des activités : elle est du côté du prescrit, de l’organigramme.
  • La coopération se construit, elle n’est pas là à priori. Elle ne peut pas répondre à une injonction.

La coopération est indispensable pour passer de l’individuel au collectif. Mais elle ne va pas de soi.

Quelles sont les conditions qui favorisent le développement de la coopération ?

1- La coopération est possible à partir du moment où chacun arrive à comprendre, à connaitre ce que fait l’autre au-delà du prescrit (=fiche de poste).  Pas si simple !          En effet, il est difficile de mettre en mot « ce que l’on fait pour arriver à réaliser son activité ». Et travailler… c’est bricoler, c’est tricher.

Eh oui ! Pour résoudre des problèmes, chacun est amené à  inventer des trucs et astuces. On les garde pour soi car on triche peut-être avec la norme et il peut être difficile de dire que l’on bricole. Pour parler de son travail réel il faut donc être en confiance. La confiance n’est pas présente à priori et ne se prescrit pas ; elle se construit et se déconstruit.

2- Construire des règles collectives pour faire face à l’imprévu de l’activité de travail.

Partager les mêmes règles de travail favorise la confiance.

3 – Avoir des espaces et des temps d’échange sur l’activité de travail :

  • formels (réunion de travail, ..)
  • et informels (machine à café, couloir,..)

4- Arbitrer  de ce qui peut être fait ou non, sur des conflits d’objectifs entre collaborateurs,……C’est le rôle du manager

5-Savoir renoncer : coopérer demande de revoir ses représentations.… c’est de la responsabilité de chacun !

En conclusion, la coopération est un construit qui implique dépendance et solidarité vis-à-vis d’un groupe.

Le collectif de travail où existe la coopération est un lieu ressource pour chacun :

  • Pouvoir se référer à l’avis de ses pairs pour répondre à l’inattendu inhérent à l’activité de travail
  • «Eviter d’errer tout seul devant l’étendue des bêtises possibles ». (Darré)

Sylvie Fourot  

GOELAN

Santé au travail, les nouvelles règles issues de la loi travail du 8 août 2016

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La loi « travail » a modifié en profondeur règles applicables à la surveillance de l’état de santé des salariés dans l’entreprise.

L’objectif principal de cette réforme  est de recentrer la médecine du travail sur son objet : préserver la santé des salariés au travail.

L’essentiel des nouvelles dispositions consiste donc à donner aux médecins du travail les moyens de remplir cet objectif.

Quatre thématiques liés à la santé au travail se sont ainsi trouvées modifier par la loi  travail :

  • Assouplissement de la surveillance médicale des salariés avec, notamment :
    • le remplacement de la visite médicale d’embauche par une visite d’information et de prévention qui donne lieu, pour les embauches intervenues depuis le 1er janvier 2017 à la délivrance d’une attestation, valable jusqu’à 5 ans….
    • Seuls les salariés affectés à un poste à risque (pour leur santé ou leur sécurité, celles de leur collègues de travail ou de tiers) passeront une visite médicale, mais qui aura lieu avant l’embauche,
    • La visite médicale périodique (tous les deux ans) est purement et simplement supprimée.
  • Nouvelles règles de constatation de l’inaptitude : Jusqu’à présent, le médecin du travail devait procéder, sauf exception, à deux examens médicaux espacés de quinze jours pour déclarer un salarié inapte à son poste. Depuis le 1er janvier 2017, le processus est modifié :
    • le médecin du travail doit constater qu’aucune mesure d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail n’est possible et que l’état de santé du salarié justifie un changement de poste,
    • le médecin du travail déclare ensuite le salarié inapte à son poste de travail.

Avant de se prononcer, le médecin du travail doit donc effectuer une étude du poste puis établir un échange avec le salarié et l’employeur, pour qu’il puisse se prononcer en toute connaissance de cause. Le dialogue entre les protagonistes est clairement privilégié.

  • Nouvelles règles en matière de reclassement : L’avis d’inaptitude délivré par le médecin du travail, assorti d’indications relatives au reclassement, est transmis au salarié et à l’employeur.
    • Si le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à reprendre son poste de travail, tout en préconisant un reclassement sur un autre poste, l’employeur doit alors lui proposer un autre emploi approprié à ses capacités, sauf à démontrer qu’aucun poste n’est disponible,
    • la loi « travail » impose désormais de consulter les délégués du personnel sur les possibilités de reclassement du salarié inapte à son poste, mais apte à un autre.
    • Le médecin du travail peut également préciser que tout reclassement est impossible, pour des raisons liées à l’état de santé du salarié, dispensant alors l’employeur de toute rechercher de reclassement.
  • Contestation de l’avis d’inaptitude : L’article L.4324-7 nouveau du code du travail prévoit désormais que si le salarié ou l’employeur conteste « les éléments de nature médicale justifiant l’avis et les indications ou les propositions émises par le médecin du travail », il peut saisir le Conseil de prud’hommes en la forme des référés d’une demande de désignation d’un médecin –expert inscrit sur la liste des experts près la Cour d’appel.

Les décrets d’application ayant été publiés en fin d’année, le nouveau dispositif est  entré en vigueur le 1er janvier 2017.

Reste à mettre en application ces nouvelles règles, simples sur le papier, beaucoup plus complexes à appréhender en pratique ….

 

 

 

 

Il faut avoir confiance en toi ! Aie !

 

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Je rencontre régulièrement des responsables qui réussissent dans leur métier, ont une belle carrière professionnelle et qui pourtant disent douter d’eux.

Peut-être que vous aussi,

  • Vous sous estimez vos réussites
  • Vous vous dites que c’est une affaire de chance
  • Vous avez l’impression que toute le monde va finir par réaliser que vous n’êtes pas à la hauteur
  • Vous avez la sensation de jouer un rôle
  • Vous doutez de vos qualités
  • Vous avez du mal à citer vos belles réalisations

Vous vous trouver peut-être face au syndrome de l’imposteur ou simplement vous manquez de confiance en vous.  Cet état émotionnel ne peut se résoudre en mettant une injonction du type : « il faut avoir confiance en toi «.

En premier lieu, l’injonction « Il faut » donne comme message au cerveau « obligation, contrainte » et va générer de la résistance voir renforcer votre culpabilité sur le sujet.

Ensuite l’incantation ne donne pas la marche à suivre pour y arriver.

Enfin, même si vous avez une méthode, il vous reste à avoir la motivation suffisante, la clef, le levier pour passer du « je comprends comment faire » au « j’ai mis en place ».

Comment puis-je avancer sur ma confiance en moi ?

  • Accueillir le doute : le doute fait partie de mon humanité, bonne nouvelle ! Quel avantage puis je retirer à me poser des questions ? à ne pas être sûr ?
  • Se faire un cadeau chaque jour : il existe chaque jour, une chose positive, une action dont je suis fier, un compliment que je peux me faire. Je peux aussi, tout simplement, me regarder le matin dans la glace et me dire « Je suis moi et moi c’est bien » . Essayer cela pendant au moins 21 jours consécutifs afin de mettre en place cette routine (et poursuivez).
  • Appuyer sur vos réussites passées: Je retrouve un souvenir agréable, je le visualise, je regarde les détails, je me rappelle les sons, les odeurs, la lumière et je m’imprègne des sensations. Puis chaque fois que des émotions négatives reviennent, je visualise ce bon moment.
  • Dissocier le « je » et le « ils « : Ce qu »ils» pensent leur appartient, et me parle plus d’eux et de leur projection que de moi.
  • Je prends conscience du « petit juge » dans mes pensées. Juste réaliser que vous êtes en train de vous critiquer. Cette prise de conscience est importante. Elle vous montrera que la personne qui vous critique le plus c’est vous même. C’est le bon moment pour le renforcement positif : Utiliser votre image positive souvenir.
  • Savourer vos réussites. A force d’aller vite, à force d’anxiété, je ne prends plus le temps de savourer mes belles réalisations, voire de les partager avec mes proches et ou mes collaborateurs. Je donne le temps au temps.
  • Vous avez des défauts. Bonne nouvelle, vous êtes comme tout le monde et vous êtes humain, c’est rassurant !
  • Pratiquer la méthode des petits pas. Je vais commencer par quelque chose de facile pour avancer dans ma confiance en moi. Quelque chose d’atteignable que je sens bien dans la liste ci-dessus.

 

Et pour terminer, apprenez à savourer chaque pas réussi, il vous donnera la force du suivant.

 

Isabelle Charvin

 Cabinet NEOCOACH Savoie

Premier retour sur l’édition 2016…

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Mardi 27 septembre, se déroulait la 4ème édition du salon CAP ‘RH, le salon des ressources humaines destinés aux  chefs d’entreprises et responsables RH de nos territoires.
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Le salon a démarré avec une conférence table ronde sur le thème de « l’entreprise de demain, ceux qui ont testé vous en parlent » .
Les invités : Laurent Charles de la Societé Enalean, Thierry Perrier de la Societé Guichon Valves, Frédéric Giroir de la Socité Allibert Trekking
sont venus partager leur conviction, leurs projets tout en donnant des exemples concrets d’ innovations managériales mises en place ( recrutement par les collaborateurs, météo sociale mensuelle, la retrospective des bisounours, les profils atypiques, les innovations RSE).
Plus que jamais, les femmes et les hommes sont au coeur des entreprises qui veulent donner, redonner du sens et du bon sens dans un monde en permanente mutation et à  la recherche de repères .
Plus de 70 personnes sont venus écouter nos 3 chefs d’entreprises.
A la suite de cette conférence, 6 ateliers pratiques ont  rythmé cette matinée .
Rendez vous l’année prochaine…..